Newsletter no 5 (octobre 2018)

“Vos sources et informations se trouvent dans les bibliothèques. Notre bibliothèque, c’est la Nature, c’est elle qui nous donne les clefs de compréhension de toutes choses.”
Les Kogis

C’est la rentrée ! Au menu, le diagnostic croisé entre sages Kogis et scientifiques occidentaux, un projet bousculé, un nouveau lieu pour une école pas comme les autres… sans oublier un bénévolat actif !

Actualités de Suisse

24 et 25 novembre 2018 : NOUS AVONS BESOIN DE VOUS !!!


24h de natation solidaire à la piscine des Vernets

Le collège et école de commerce André-Chavanne met à nouveau sur pied cette manifestation destinée à récolter des fonds pour trois organisations, dont Tchendukua-Suisse.
Le comité de TIA-CH s’est engagé à gérer la buvette dont les bénéfices reviendront à l’association. Nous avons donc besoin de vous pour garnir le stand (gâteaux – salés et/ou sucrés – et boissons) ainsi que vendre ces gourmandises aux nageurs heureux de pouvoir acheter de quoi se sustenter avant ou après leurs efforts.  
Attention, il faudra en permanence une ou deux personnes, soit pendant 24h (du samedi 11h au dimanche 11h).
Inscriptions à l’adresse tchendukua.ch@gmail.com

Nouvelle arrivée : bienvenue à Tatoun !

Après un bachelor en relations internationales puis un master en environnement à l’institut de géographie et durabilité de Lausanne, Tatoun Rogenmoser, passionnée par les peuples premiers, a vécu plusieurs mois dans la sierra de Santa Marta. Ayant eu connaissance de notre association, elle s’est proposée pour participer bénévolement et activement aux activités de l’assocition. Tatoun étant à nouveau en Colombie pour plusieurs mois, elle est en contact avec les représentants de TAA et pourra observer l’avancement de nos projets sur le terrain. Son investissement précieux nous a déjà permis d’accélérer nos différentes recherches de fonds auprès de fondations et institutions.

Actualités de France et de Colombie

Diagnostics croisés dans le Haut Diois, du 3 au 14 septembre

Septembre 2018. Des “scientifiques kogis” et des “scientifiques modernes” étaient réunis dans la Drôme pour un diagnostic croisé d’un même territoire.
La question au cœur de ce dialogue était la suivante : savoir si les shamans Kogis étaient porteurs de connaissances objectives que nos sociétés modernes auraient perdues, ou qu’elles pourraient découvrir.

Voici brièvement l’élément fort de cette rencontre. Un dialogue étonnant entre scientifiques européens et mamus Kogis, après une analyse du lieu par les uns et par les autres. Pour les Kogis, nos connaissances de la Terre sont excellentes (géologie, géographie, géobiologie, biogéographie, astronomie…), et ils ne peuvent comprendre dès lors que l’on s’évertue à tout détruire.

Pour eux le système-terre n’est pas différent du corps humain ou du corps céleste. Il est nécessaire d’identifier les lieux énergétiques, sacrés, qui permettent de rééquilibrer les perturbations, les points d’acupuncture en quelque sorte, situés sur des méridiens.

Par rapport à la nôtre, leur vision du territoire est complétée par des réseaux reliant ces lieux très puissants en énergie (sources, rochers, failles géologiques…), sur toute la planète.

Un article plus complet est déjà disponible dans la newsletter de Tchendukua France.

Terre de Bonda et projet de centre d’accueil

Suite aux accords entre gouvernement et FARC, puis à l’élection de la nouvelle présidence, la situation est à nouveau très tendue sur la côte caraïbe, où le tourisme, contrôlé par les paramilitaires, se développe à grande vitesse. Par ailleurs, Bonda se trouve encerclée d’une part par de nombreux migrants vénézuéliens, d’autre part par la construction d’un immense centre touristique. La ville de Santa Marta croît à grande vitesse, englobant bientôt la terre de Bonda.

Ces différents éléments font qu’il n’est momentanément plus possible pour les représentants de TAA (Tchendukua – Aqui y Alla) d’investir ce lieu sans mettre leur vie en danger. Il en va de même pour le projet de Mendihuaca, vallée débouchant sur la côte caraïbe.

Ecole de la nature et des savoirs

Les Wiwas, autre peuple de la sierra Santa Marta et voisin des Kogis, ont proposé, en accord avec les représentants des Kogis, d’installer le projet d’ENS sur des terres jouxtant celles des Kogis sur le versant sud de la sierra. Cette proposition permettrait d’offrir une seconde chance au projet d’ENS, avec de meilleures conditions, notamment sécuritaires.